Depuis 2011, la guerre enregistre de lourdes pertes de vie humaine. Les récents bombardements sur Idleb, la ville voisine d’Alep secouent la communauté internationale qui s’est réunie pour une énième fois ce jour, à l’ONU. 

« Il doit y avoir les moyens de régler ce problème pour que dans les prochains mois, Idleb ne se transforme pas en la pire catastrophe humanitaire de ce 21ème siècle » a déclaré le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, en conférence de presse aujourd’hui à Genève.

Une réunion au Conseil de sécurité pour discuter de la province d’Idleb, ultime grand bastion insurgé. La réunion était prévue à 15h00 GMT à l’ONU. Elle a été réclamée cette fois par la Russie, afin de rendre compte du sommet tripartite tenu vendredi à Téhéran, qui a échoué. Les États-Unis, qui assurent en septembre la présidence tournante du Conseil de sécurité, ont confirmé lundi la tenue de cette session publique.

En fin de semaine dernière, le Conseil de sécurité avait multiplié les réunions sur le sujet, à l’initiative des Etats-Unis ou de l’Union européenne, qui espéraient repousser la perspective d’une vaste offensive militaire du régime syrien pour reprendre le contrôle de cette province.

Mohamad Izzat Khatab, président de l’ONG La Syrie pour tous martèle depuis le début du conflit qu’il existe une solution au conflit. Il faudrait ensuite reconstruire la Syrie avec l’ensemble des Syriens et dans un second temps, lorsque la Syrie sera sécurisée, de coordonner le retour des déplacés (établis) à l’étranger, soit environ 5,6 millions selon l’ONU.

Le retour des exilés, une étape importante 

Pour l’heure, la Turquie accueille le plus grand nombre de Syriens enregistrés par le Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR), soit plus de 3,3 millions. Viennent ensuite le Liban (moins d’un million) et la Jordanie (650.000).

Selon le HCR, seuls 13 000 réfugiés sont retournées en Syrie au cours des six premiers mois de l’année 2018. Si les Nations unies et certaines ONG de défense des droits de l’Homme semblent inquiètent quant au retour des exilés syriens dans ce pays dévasté par une guerre meurtrière, Mohamad Izzat Khatab regrette le caractère vélléitaire de la communauté internationale.

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Force est de constater qu’après sept ans de guerre, les syriens n’en sont pas au bout de leurs tribulations. Balancés par les vicissitudes de l’existence, plus de 350 000 morts dont 20 000 enfants et combien de famille eclatées par l’exode ?

Il est primordiale d’assurer le retour de la Syrie dans le concert des nations. « La paix ne peut venir que de l’amélioration de l’économie : investissement dans l’industrie, aide à la création de start-up, développement de l’agriculture, reconstruction des hôpitaux et surtout développement de l’éducation et de la culture » insiste Mohamad Izzat Khatab qui déplore la passivité internationale et la trivialité des commentaires politiques. « il est question de vies humaines, jusqu’où faut-il pousser l’horreur ? » ajoute-t-il.

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